Recette de tartelettes crevettes sautées, pousses de bambou et gingembre confit

Quoi de mieux que la période estivale pour parler voyage ? Et quoi de mieux qu’un plat fait maison pour s’évader juste en fermant les yeux le temps d’une douce mélodie de saveurs en bouche ? Je vous propose pour cette première escapade estivale une escale en Asie. L’art culinaire d’Asie est reconnu pour être parmi les meilleurs du monde – même si je nuance mon propos en vous disant que toutes les gastronomies du monde sont pour moi les meilleures – bon ok il n’y a aucune nuance dans tout ça ! – Bref,.. j’adore manger ^.^

En opposition à la cuisine occidentale l’utilisation des condiments dans la cuisine asiatique est radicalement différentes et on y découvre aussi des modes de cuisson et une palette de goûts variés. Avec d’un côté les sushis, crevettes vapeurs, canard laqué, sauce soja, poulet caramel, rouleaux de printemps, nems, poulet curry…  et de l’autre blanquette de veau, escalope viennoise, risotto, bœuf bourguignon et flamiche ! L’un comme dans l’autre, ce sont autant de plats que de saveurs à découvrir.

En cuisine quand 2 gastronomies viennent à la rencontre l’une de l’autre on parle de cuisine fusion, de grands cuisiniers en ont fait leur signature alors que d’autres puristes la décrient et souhaitent rester fidèles aux traditions, à la cuisine de leurs ancêtres, et fuient toute forme de fusion. Je trouve que les deux points de vues se valent. D’un côté la fusion permet de démocratiser certaines gastronomies, trop peu connues et victimes parfois d’a priori à tort, et de les rendre plus accessibles aux papilles de tous.

Et puis je suis sûre que les deuxièmes n’ont pas encore goûté la blanquette de kefta du Chef Abdel Alaoui qui revisite la traditionnelle blanquette de veau à la mode marocaine. J’adore !

Je ne sais pas vraiment comment qualifier ma cuisine, si ce n’est une cuisine de tous les jours. Je ne m’accroche pas beaucoup à la technique et je cuisine beaucoup au feeling à l’intuition. Quand mon palais valide des associations de saveurs, ça me va ! J’aime à puiser mon inspiration dans toutes les cuisines du monde. Ce qui donne parfois des résultats surprenants comme cette recette de tartelettes de crevettes sautées, avec une touche de lait de coco, des pousses de bamboo et sans oublier la « final touch » que j’aime tant avec du gingembre confit en topping !

Et vous, vous êtes plutôt tradition ou fusion en cuisine ?

 

• [ c u i s i n o n s   l e   m o n d e  ] •

  • Recette pour 8 personnes
  • Temps de préparation : 30 min
  • Temps de cuisson : 25 min

Boîte à ingrédients :    

  • 800 g de crevettes fraîches
  • 2 pâtes brisées
  • 80 g de pousses de bambou Casino Saveurs d’Ailleurs
  • 15 cl de lait de coco Casino Saveurs d’Ailleurs
  • 1 grappe de tomates cerises
  • 40 g de gingembre confit Casino Saveurs d’Ailleurs
  • 1 botte de coriandre fraiche
  • 1 botte de ciboulette
  • Huile d’olive
  • Sel et poivre

Préparation :

  1. Préchauffer le four à 180°.
  2. Découper 8 cercles dans les pâtes brisées à l’aide d’un emporte-pièce. Les badigeonner d’huile d’olive à l’aide d’un pinceau en silicone.
  3. Déposer les cercles dans les moules à tartelettes et piquer le fond avec une fourchette. Enfourner 15 min pour faire dorer la pâte. Sortir du four et attendre que les tartelettes refroidissent avant de démouler. Réserver.
  4. Décortiquer les crevettes et les saisir à feu vif dans un wok, dans un filet d’huile d’olive, avec les pousses de bambou.
  5. Ajouter la coriandre ciselée, les tomates cerises coupées en quatre, le lait de coco, le sel et le poivre. Laisser cuire à feu doux 5mn supplémentaires tout en remuant.
  6. Placer votre préparation à base de crevettes dans les tartelettes, ajouter de fines lamelles de gingembre confit. Parsemer de ciboulette ciselée avant de servir.
Mon intuition me dit que… tu pourrais faire tout ton repas en mode tartelette avec en guise de dessert ces tartelettes aux raisins et éclats de pistaches ! Et je vous dis à très vite pour la prochaine escale, smouak, smouak !

 

Soupe de nouilles, champignons, choux et oeuf… cuisinons le monde !

Si je te disais que pour moins de 10€ tu pourrais faire un voyage en Asie ? Là tu me réponds… « Mehdiya je t’aime bien mais me prends pas pour une bille ok! » C’est le moment ou je te réponds, ferme les yeux et goûte moi cette soupe de nouilles… tu sens toutes ces saveurs qui s’entremêlent délicatement… gingembre, coriandre, ciboule… huile de sésame ? Ferme les yeux et imagine toi !

 

  • Recette pour 4 personnes
  • Temps de préparation : 20 min
  • Temps de cuisson : 20 min

Ingrédients :

  • 200 g de nouilles chinoises aux œufs Casino Saveurs d’Ailleurs
  • 4 ​œufs
  • ​4 feuilles de chou vert
  • ​80 g de champignons frais
  • 1 morceau de gingembre frais (5g)
  • 2 càs de sauce soja Casino Saveurs d’Ailleurs
  • 1 càs d’huile de sésame
  • 1 cube de bouillon de légumes​
  • 1 branche de ciboule
  • 1 branche de coriandre
  • 1 L d’eau

 

Préparation :

  1. Faire cuire les œufs durs 8 à 10 min dans l’eau. Écailler les œufs et réserver.
  2. Éplucher, laver et couper toute la ciboule en rondelles (tige et bulbe). Éplucher, laver et couper en lamelles les champignons.
  3. Éplucher et hacher le gingembre. Laver les feuilles de chou et la coriandre. Effeuiller la coriandre et couper les feuilles de chou en deux sur toute la longueur au niveau de la nervure.
  4. Porter à ébullition l’eau et ajouter le cube de bouillon de légume, la sauce soja, l’huile de sésame et les nouilles. Cuire 8 à 10 min jusqu’à frémissement.
  5. Ajouter les feuilles de chou et de coriandre, les rondelles de ciboule, les lamelles de champignon et le gingembre. Poursuivre la cuisson quelques minutes.
  6. Verser aussitôt et directement dans des bols, ajouter les œufs durs et déguster !
Mon intuition me dit que… tu devrais aussi aimer ma soupe de lentilles de corail, patate douce et chips de betterave !

 

Anne Coppin – Quand la cuisine du monde devient son monde, portrait d’une voyageuse gourmande

acoppin_thailande_crevettedevisme

Si nous devions mettre des nouilles chinoises les unes à côté des autres pour définir le nombre de kilomètres parcourus par Anne il en faudrait des tonnes pour des milliers de kilomètres parcourus à travers le monde. L’utilisation des nouilles chinoises comme élément de mesure n’est pas anodin puisque c’est un plat de pâte sauté dégusté sur un trottoir en Thaïlande, à 12 ans, qui changera à jamais le cours de son histoire. Nous aurions pu aussi appeler ce chapitre « Quand Anne rencontre la cuisine du monde », ou « Coup de foudre en Thaïlande », ou… « Le premier jour du reste de sa vie », ou…. bon ok je m’arrête là ! Il faut dire que quand les saveurs de l’Asie ce sont invitées dans le cœur gourmand d’Anne c’était pour ne plus jamais en ressortir, sauf en mets salés ou sucrés dans l’assiette !

Vous vous souvenez de cette tajine que vous avez littéralement adoré au Maroc ? Depuis vous cherchez à retrouver cette saveur aux notes épicées semblant venues d’ailleurs et vous n’y arrivez pas ? Bah Anne c’est un peu son dada ! Retranscrire, avec les produits à notre disposition, la note parfaite d’un bò bùn dégusté au Vietnam – il y a 5 ans et dont les souvenirs hantent vos papilles – et refaire la recette chez soi. Et tu sais quoi, bonne nouvelle Anne nous offre toutes ses recettes dans son ouvrage « Happy World Food – 80 recettes pour faire voyager votre cuisine ». Mais Happy World Food c’est aussi une approche décomplexée et authentique de la cuisine, une cuisine que l’auteure souhaite rendre accessible à fous !
happy_word_food_poiretcactus

 

Chaque recette est introduite par quelques mots et chaque recette a sa propre petite astuce… et pour les gourmands d’astuces il y en a donc 80 a découvrir dans Happy world food… et là, bah on est vraiment Happy ! (désolée, je n’ai pas pu m’en empêcher !)

Pour les choses un peu plus pragmatique… Ou trouve t’on ce livre ? A combien et quand ? Et Bien J-1… les z’amis ! Et ouais le livre sera en librairie, à 22€, demain le 20 octobre 2016 ! Disponible à la FNAC, sur Amazon et dans toutes les grandes mais aussi les petites librairies.

 

Une chouette fille, un beau livre et une belle rencontre. Je vous partage très bientôt ma recette préférée du livre sur le blog et en attendant on découvre le Portrait Gourmand d’Anne Coppin une voyageuse cœur – grand – rempli de saveurs.
anne_coppin_happy_world_food_poiretcactus

 

  • Quelle est la texture qui se rapproche le plus de ta personnalité : fondant, croquant, croustillant, moelleux…? Croquant. Je peux avoir une petite carapace fine qui se fend lorsque l’on vient dans mon univers. A l’intérieure, je suis plutôt tendre.
  • Que t’évoque le mot cuisine ? Le plaisir. Faire la cuisine me calme, me rend instantanément heureuse. J’aime le fait que la réalisation soit si agréable. Et que la finalité le soit encore plus ! On dit souvent que la cuisine, c’est de l’amour. Franchement, c’est vrai !
  • Quel est l’adjectif qui te qualifie le mieux en cuisine ? Energique. J’en ai beaucoup lorsque j’enfile un tablier. Et j’aime les plats qui en ont aussi, de l’énergie…
  • Plutôt sucré ou salé ? Assurément salée !
  • Quel cuisinière es-tu ? Débrouillarde. Je peux te faire un menu pour 6 personnes, à la dernière minute, avec un frigo presque vide et trois vieux légumes.
  • Si tu étais un ustensile de cuisine ? Et pourquoi ? Si j’étais un ustensile, je serai un blender. Je reste dans mon coin bien tranquille, discrète mais si on a besoin de moi, je peux faire plein de choses différentes, très vite, très efficacement. Et je deviens indispensable… ;-)
  • Si tu ne devais manger qu’un seul aliment pour le restant de ta vie, lequel serait-il ? Ce serait du porc laqué. J’en suis dingue.
  • Quel est le plat/dessert/gourmandise que tu mangerais sans faim ? Les carottes façon pickles, marinées au vinaigre à la vietnamienne. J’en ai tout le temps dans mon réfrigérateur car j’en ai tout le temps envie. J’adore l’acidité. C’est une saveur qui me passionne et à laquelle je suis complètement addict !
  • Ton plus grand ‘cauchemar’ en cuisine ? La bouteille de gaz qui est émet son dernier souffle, alors que vos invités sont déjà à table, et que vous vous apprêtez à faire sauter-minute le plat principal. Désarroi.
  • Ton plus beau souvenir culinaire d’enfance ? Un plat de pâte sauté mangé sur un trottoir, en Thaïlande, lorsque j’avais 12 ans. Il a influencé le restant de ma vie et si j’y pense j’en ai les larmes aux yeux… J Ce voyage a été un coup de foudre pour les saveurs asiatiques, c’est lui qui m’a ouvert à la cuisine du monde.
  • Quelle est la personne qui t’inspire le plus en cuisine ? Kei Kobayashi. Un véritable artiste, discret et génial. J’aime sa cuisine tendre, sensuelle, vigoureuse
  • Quel est ton ‘QG’ culinaire ? Kintaro. Une cantine japonaise dans le 2ème arrondissement de Paris. Je me poste au comptoir et je regarde ce qui se passe derrière la vitre. Les flammes d’un mètre qui lèchent les woks, les paniers individuels de pâtes cuisant dans une marmite immense puis vigoureusement égouttées par terre (j’aimerais tellement faire ça chez moi), le nettoyage des feux à grande eau …C’est mieux que le cinéma.
Mon intuition me dit que…. ça va voyager dans les cuisines !